J’aime les rêves qui se concrétisent – Rencontre avec Lydie des P’tea Potes

Reconversion Lydie Ptea Potes
La reconversion de Lydie
Aujourd’hui j’ai le plaisir de vous présenter Lydie Bordenave, bordelaise, trentenaire, à l’origine d’un concept original d’ateliers d’éveil à l’anglais pour les tout-petits sur Bordeaux. Un exemple de reconversion réussi.
De l’énergie à revendre, des tonnes d’idées à la seconde, une générosité incroyable et des personnalités multiples (femme, maman, entrepreneure, blogueuse, épouse et amie), Lydie est une femme généreuse qui a su garder son âme d’enfant pour notre plus grand plaisir et celui de nos bambins.

Sabrina : Bonjour Lydie, le principe de ton activité c’est d’organiser des ateliers d’éveil à l’anglais c’est ça ?

Lydie : Oui, les organiser mais surtout les animer 😉

Mon activité professionnelle consiste effectivement à me déplacer dans les structures petite enfance, écoles maternelles et médiathèques pour, à travers des spectacles, faire découvrir la musicalité de la langue anglaise aux tout-petits et leur permettre une première approche pour se familiariser avec une langue différente de la leur.

Sabrina : Et que trouve-t-on sur ton blog ?

Lydie : Le blog était au départ uniquement une réponse à la demande « on fait quoi avec les enfants ce week-end sur la région ? ». Il était surtout destiné à démontrer aux parents de tous les petits que je rencontre qu’il y a beaucoup de choses à découvrir dans notre ville et notre département. Puis petit à petit, il est devenu aussi l’occasion de parler de mes coups de cœur du quotidien (livres, autres sorties…), d’écrire des billets d’humeur / d’humour… bref il est devenu un joyeux bazar organisé où je prends plaisir à aller partager ce que j’aime !

Sabrina : Comment te décrirais-tu ou comment te décrit-on ?

Lydie : Dynamique* sans aucun doute à cause de mes différentes casquettes qui me rendent curieuse et gourmande de découvertes. Créative* car j’ai des idées sans arrêt, que j’adore cette phase où tout reste possible des premières phrases d’un projet ou d’un article. Et probablement inclassable*, car même le code APE de mon entreprise ne correspondait à aucune case existante 😉

NDLR Je confirme pour les trois !

Sabrina : D’où viens-tu ? (professionnellement parlant)

Lydie : Je ne sais pas d’où je viens finalement. Je ne savais pas où j’allais non plus d’ailleurs. Mais une chose est sûre c’est qu’à l’arrivée, j’étais quand même sur le bon chemin. J’ai fait des études universitaires de langue (LLC Anglais) puis l’enseignement ne me tentait pas tant que ça. J’avais déjà peur à l’époque de rentrer dans un moule comme l’éducation nationale. (sourire)

J’ai donc ensuite été vendeuse en reprenant des études de commerce, puis j’ai fait un BTS assistante de direction en alternance, avant d’atterrir dans une grande banque pendant plusieurs années.

Si on regarde mon parcours : Commerce + gestion-organisation + finance : j’étais faite pour créer mon entreprise ! Mais sur le moment, on nous dit souvent que l’on est instable, qu’il faut choisir une voie.

Sabrina : Quel a été le déclic pour la création de ton activité ?

Lydie : Je pense que cela n’a pas été un déclic. Au contraire cela a été un long processus pour accepter de prendre le risque d’aller au bout d’une idée, et de changer ma vie, ne sachant pas si ce serait en mieux ou en moins bien. Mais clairement la naissance des enfants bouleverse pas mal de choses. Il y a un truc qui m’a toujours paru évident, alors même que je travaillais encore à la banque, je ne voulais pas que ma fille écrive « banquière » en face de profession de la mère. C’était tellement pas moi !

Sabrina : Qu’est-ce qui te porte dans ce métier ?

Lydie : Travailler avec des enfants ! Je crois que la spontanéité et l’authenticité des mômes on ne fera jamais rien de mieux. Et ensuite je crois en ce que je fais. Je crois sincèrement que l’éveil aux langues est, en dehors d’être un + pour l’avenir, une vraie ouverture sur le monde et à la curiosité dans leur présent. Le meilleur apprentissage c’est apprendre à être curieux. Le reste viendra.

Sabrina : L’entrepreneuriat c’est le job idéal ?

Lydie : C’est souvent les montagnes russes : parfois je me dis que c’est fatigant, épuisant même de tout porter et de repartir à zéro sans arrêt pour aller vers de nouveaux clients, pour argumenter à chaque fois comme si je devais prouver en permanence que mon job mérite d’exister.

Puis il y a des jours où je me dis que je suis la plus chanceuse du monde car je m’éclate vraiment dans ce que je fais ! Après je sais aussi que ça me correspond assez bien, car c’est un travail d’équilibriste qui fait que je ne m’ennuie jamais. De la gestion où il faut que je sois rigoureuse et seule dans mon bureau, aux ateliers où je prends un plaisir dingue à faire le show, jusqu’à la création où je dois me nourrir de ce que je vois, des réactions des enfants, de moments de solitude où me viennent les idées … j’ai besoin de toutes ces phases pour être bien dans mes baskets. Si je ne faisais qu’une seule de ces parties, je m’ennuierais.

Sabrina : Où puises-tu ta force et toute cette énergie ?

Lydie : Dans les retours positifs des parents et des enfants ! Quand un petit de 4 ans te dit « je voudrais faire l’anglais toute ma vie avec toi ! » tu sais qu’il a pris plaisir, que tu lui as ouvert une porte, et que quoiqu’il arrive, j’aurais transmis un petit quelque chose. C’est aussi le fait que chaque jour, même les jours où je suis épuisée, je me dis que j’ai CHOISI ce que je fais, j’ai CREE ce que je fais, je ne peux donc pas me plaindre car c’est mon choix. Je sais aussi quelque part en moi, que j’ai au moins déjà accompli ça, même si ce n’est pas grand-chose, et ça donne un coup de boost pour avancer encore.

Sabrina : Tes points forts ?

Lydie : La créativité. Je sais désormais que même si je devais changer de direction, même si je devais m’adapter d’une autre façon pour quelque raison que ce soit, j’aurais toujours une idée à exploiter. Ma boite à idées ne se vide jamais.

Sabrina : Peut-on aussi ajouter une certaine confiance en l’avenir?

Lydie : Malheureusement, pas plus que cela. Il y a même une époque où j’étais du genre très pessimiste. Et j’ai fini par lâcher-prise : il y a des choses sur lesquelles je n’ai aucune portée, que je ne peux pas changer, je dois les accepter (ça sonne comme la devise des alcooliques anonymes mais ça marche 😉 ). Mais à côté de cela il y a plein de choses que je peux faire changer, et là je peux être actrice et non spectatrice de cet avenir-là !

Sabrina : Une devise ou une citation ?

Lydie : « Demain est un autre jour » : chaque jour réserve son lot de bonnes ou mauvaises surprises mais aucun jour ne se ressemble.

Sabrina : Quelle est ta vision à court terme ? pour toi/ton entreprise ?

Lydie : Continuer à faire ce que j’aime tout en ne mettant aucune barrière dans mes envies. Cela s’applique autant à ma vie pro que perso.

Sabrina : Où trouves-tu ton équilibre ?

Lydie : J’ai la chance d’avoir un mari qui me soutient à 100%, qui m’apporte toujours le recul nécessaire et a toujours la phrase qu’il faut pour me pousser à aller de l’avant. Mes enfants grandissent et deviennent également mes meilleurs supporters ! J’ai transmis d’ores et déjà à ma grande le virus de la petite enfance : elle est fascinée par les tout-petits.

Sabrina : D’autres rêves ?

Lydie : Des rêves d’écriture que j’ai depuis toujours que je commence tout juste à m’autoriser. Mais je me rends compte que j’aime surtout les rêves qui se concrétisent 😉

Sabrina : Un conseil pour ceux qui sont en questionnement, qui n’ose pas franchir le pas ?

Lydie : Pour ma part, je suis contente de ne pas m’être précipitée. Cela a pu me paraître long parfois, mais c’était un parcours nécessaire, donc je dirais prendre son temps. Garder en tête que quand on est entrepreneur, on n’est jamais complètement en vacances, jamais en congé maladie, jamais complètement coupé du travail … mais qu’on est libre aussi de s’octroyer un mardi matin pendant que tout le monde bosse, quitte à travailler le soir quand les enfants sont couchés.

Sabrina : Merci beaucoup Lydie d’avoir partagé cette partie de ta vie d’entrepreneure avec nous.

Lydie

Vous pouvez retrouver Lydie Bordenave, créatrice d’ateliers d’éveil à l’anglais pour tout-petits :
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