Coaching vs Thérapie

Coaching et thérapie sont parfois opposés et souvent confondus. Et si ce n’était pas si simple?Coaching et Thérapie A mon sens, ces deux accompagnements ont déjà un but commun : améliorer le bien être des personnes qui y ont recours.

Il y a également des similitudes dans certaines problématiques abordées, et certaines approches de l’accompagnement. Pourtant, d’une manière générale, on peut dire que les besoins des clients et les méthodes utilisées sont différents.

Pour éviter de tomber dans une représentation manichéenne et changer un peu votre regard sur ces deux pratiques, j’ai essayé de compiler leurs caractéristiques propres et les points communs dans le tableau suivant :

(Cliquez pour agrandir)Coaching et Thérapie(Cliquez pour agrandir)

Bien sûr ce tableau ne reflète pas la complète réalité qui est bien plus complexe. Le terme « thérapie » englobe tellement de disciplines différentes (psychothérapie, sophroanalyse, hypnothérapie, gestalt, art-thérapie, thérapies cognitives et comportementales et certainement encore d’autres que je ne connais pas). Il faudrait donc, pour être plus juste, étudier chaque courant, chaque discipline et définir points communs et différences.

Mon but ici est bien plus modeste. Je souhaitais juste montrer que coaching et thérapie ne sont ni à confondre, ni à opposer. J’ai même envie de rajouter qu’ils peuvent aussi être complémentaires. Un coaching peut par exemple révéler des problématiques profondes, que le client souhaitera explorer en thérapie. Et la thérapie peut donner un élan au patient qui osera enfin se lancer dans de nouveaux projets ; le coaching pourra alors être un accélérateur dans la mise en place.

Ce sont simplement des accompagnements avec leurs limites, leurs points forts. Les possibilités sont assez étendues pour chacun trouve celui qui lui convient.

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Et comme d’habitude, pour commenter, échanger, c’est juste en dessous !
A très vite

 

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Sources :

 

 

 

5 comments

  1. Le coaching et la thérapie n’ont pas le même objet.
    Le thérapeute s’occupe du sujet , le consultant de l’objet ( l’activité) , le coach de la relation qu’a le sujet avec l’objet . C’est assez simple et cela évite de se tromper de posture et de démarche

    1. Merci pour votre commentaire Eric.

      A on sens la frontière est bien plus mince.
      En coaching on s’occupe également du sujet, à savoir comment il fonctionne, comment il voit le monde (et la situation) quelles sont ses valeurs, ses ressources etc.
      Dans certaines thérapies le praticien peut aussi s’occuper de la relation du sujet et de l’objet.
      Je pense vraiment que les limites sont bien moins marquées et c’est ce qui fait aussi toute la complexité de ces métiers 🙂

  2. Merci beaucoup Laurent pour ce commentaire !
    Je suis contente que le message soit bien passé et qu’on voit que je ne cherche pas à « choisir un camp ».
    Je rejoins complètement toutes tes remarques 🙂
    Effectivement la qualité de la relation entre l’accompagnant et l’accompagné est primordiale. En thérapie comme en coaching doit s’installer une relation de confiance pour permettre le travail, le lâcher prise, la remise en question et les prises de conscience.

    Je serai ravie d’en savoir plus sur l’étude dont tu parles 🙂

  3. Merci Sabrina pour cet article et ton tableau !
    Surtout que je trouve que c’est pas une mince affaire d’essayer de lister exhaustivement les points, et que c’est d’autant moins facile de le faire sans donner l’impression qu’on “choisit un camp”…

    Là où j’en suis de mon chemin, et c’est donc évidemment éminemment personnel, y a plusieurs choses que je me dis en te lisant :
    1/ Depuis que je fréquente des “collègues” psys, s’il y a bien qqch qui revient chez tous, c’est comme tu le dis : “la psychothérapie a pour enjeu de guérir les blessures du passé”. Et comme tu l’écris aussi, il y a aussi des différences au sein même des thérapies, comme par exemple entre un psy-chiatre (expert-médecin qui pose un diagnostic et prescrit un traitement) et un psy-chanalyste (expert toujours, mais de l’exploration de la vie symbolique et inconsciente), bien que le préfixe soit le même. Il y a d’ailleurs aussi des différences, des « mouvances » au sein des coaches : par exemple, j’ai remarqué que le même terme « reformulation » recouvrait un sens et donc une application différente selon les écoles.

    2/ Par ailleurs, je connais des praticiens qui se définissent thérapeutes et qui se comportent sur certains aspects plus coachiquement que des coaches que je connais, et réciproquement ! Donc, comme plein de trucs dans la vie finalement, il y a des différences d’après moi entre la discipline (ses supports théoriques, ses principes, ses enjeux, etc, que tu décris), et les gens qui la mettent en oeuvre (concrètement face au client/patient). Ou autrement dit, entre la théorie et la pratique.

    3/ Aussi, ce qui me semble le plus important en fin de compte, c’est ce point commun entre thérapies et coachings : la relation entre accompagné et accompagnant.
    Dans le courant de la “psychothérapie intégrative”, lancée dans les années 70 par des psychologues plus soucieux de voir ce qui relie les praticiens que ce qui les sépare, certains ont publié une étude visant à identifier les “facteurs communs de la relation d’aide”, les “invariants” qui produisent des effets positifs sur le client/patient. La principale conclusion, c’est que, quelle que soit la discipline dont se prévaut le praticien, le facteur commun le plus décisif sur lequel il a un levier d’action, c’est la qualité de la relation qu’il tisse avec son client/patient. D’où l’idée qu’améliorer cette relation, c’est finalement le meilleur moyen dont dispose concrètement le praticien pour aider son client/patient à (aller mieux/atteindre son objectif/soigner sa névrose, etc, on met les mots qu’on veut)…
    Cette étude donne raison à ce bon vieux Carl Rogers, qui avait intuité que “Ce qui soigne, c’est la relation”, et qui, toujours d’après moi, sert de passerelle entre la psychothérapie traditionnelle, les thérapies inspirées de la Systémique nées dans les années 50 et les accompagnements plus récents dits « collaboratifs » tels que l’Approche narrative.

    Biz, Laurent

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